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Ouverture de la COP 21: Paris optimiste sur la conclusion d’un accord sur le climat

Environnement
Ouverture de la COP 21: Paris optimiste sur la conclusion d’un accord sur le climat La 21e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) a été ouverte lundi 30 novembre à Paris. Un vent d’optimisme gouverne les travaux sensés conduire à la conclusion d’un accord universel et contraignant sur le climat.
Par   Par LANATION, 1 décembre 2015, le 27 févr. 2023 à 17h10
Un seul mot mobilise les Etats parties à la Conférence de Paris sur le climat: succès. Et sur le Parc des expositions de Bourget, site de la conférence, souffle un vent d’optimisme sur la conclusion d’un accord contraignant et ambitieux à l’issue de la dizaine de jours de négociations. Pourtant, Paris a l’air d’une dernière cartouche dans la bataille contre le dérèglement climatique. Mais pour Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, président de la COP 21, les conditions du succès semblent réunies, à commencer par la forte mobilisation des participants. 150 chefs d’Etat et de gouvernement dont le président de la République Boni Yayi, ont répondu à l’appel et 150 Etats ont formulé des plans d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au dérèglement climatique.«Jamais une conférence n’a réuni autant d’autorités, jamais l’enjeu d’une réunion internationale n’avait été aussi élevé », devise François Hollande, président de la République française. Le locataire de l’Elysée affirme que nul n’a le droit de décevoir dans ces assises car des milliards d’êtres humains ont les yeux tournés vers Paris. «Nous devons à nos enfants une planète dégagée des catastrophes, une planète vivable. Aucun pays, aucune région n’est à l’abri des effets du dérèglement climatique. C’est au nom de la justice climatique que nous devons agir», soutient-il. Si un accord est envisageable le 12 décembre prochain, il suggère qu’il soit un bon accord. Mais, cela dépendra de trois facteurs. Primo, il défend l’urgence de définir et de dessiner une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ou 1,5 degré. «Nous devons apporter à un défi climatique, une réponse solidaire. Aucun Etat ne doit se soustraire de son engagement, aucun territoire ne doit être laissé seul face au dérèglement climatique», souligne-t-il. Secundo, François Hollande indique que l’accord doit être universel, différencié et contraignant. Cela suppose que les pays développés, principaux responsables du dérèglement climatique doivent assumer leur responsabilité historique, les pays émergents doivent respecter leur calendrier de dérèglement. Les pays en développement qui subissent plus que quiconque les contre-coups du réchauffement planétaire doivent être accompagnés.